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Wednesday, September 4, 2013

e (un fa dièse au lieu d'un fa naturel) dans le Concerto Italien de Bach, il insista pour que des excuses détaillées soient imprimées sur la pochette du CD contenant l'enregistrement de cette œuvre.

t n'ai jamais vraiment cherché à savoir comment faire la distinction entre ce qui appartient à l'une ou l'autre ou ce qui est commun aux deux. La vie se déroule pour moi comme un théâtre présentant une suite de sentiments un peu irréels ; alors que les composantes de l'art sont une réalité pour moi et me vont droit au cœur. »
Richter exprimait le sentiment que les musiciens devaient « porter les intentions du compositeur à la lettre », ce qui l'amenait à l'occasion à critiquer ses pairs. Ainsi, après avoir assisté à un récital de Murray Perahia, où Perahia avait interprété la troisième sonate pour piano de Chopin sans observer la répétition du premier mouvement, Richter lui demanda dans les coulisses de lui expliquer les raisons de cette omission. Cependant, lui-même s'écartait volontiers des « intentions du compositeur » (par exemple en choisissant fréquemment des tempos nettement plus lents que ceux indiqués et généralement observés). Mais il pratiquait volontiers l'autocritique; ainsi, après s'être rendu compte que depuis des décennies il jouait une fausse note (un fa dièse au lieu d'un fa naturel) dans le Concerto Italien de Bach, il insista pour que des excuses détaillées soient imprimées sur la pochette du CD contenant l'enregistrement de cette œuvre.
Fin de vie[modifier | modifier le code]
Même à la fin de sa vie, comme il en témoigne dans le film, Richter reconnait n'avoir jamais pu saisir et comprendre la musique de Mozart.
Une circonstance, plutôt secrète et quasiment inconnue, concerna l'une des dernières étapes de sa vie : après une grave opération, il séjourna lors de sa convalescence, dans un merveilleux monastère de sœurs bénédictines, près d'Aix en Provence. Fasciné par le chant grégorien qu'il entendait lors de certains offices, il accepta de donner un récital (Haydn, Mozart) dans la petite chapelle du monastère, pour aider financièrement les sœurs à édifier un nouveau monastère, ailleurs en France. Il aimait ce lieu de paix et de recueillement et y passa à nouveau quelques jours, quatre mois avant sa mort, en 1997. Le 1er août 1997, Sviatoslav Richter est mort à l'Hôpital Central de Moscou des suites d'un infarctus cardiaque ; il revenait de sa datcha2.
Artiste relativement secret, Sviatoslav Richter a cependant publié des carnets et souvenirs, encouragé en cela par le documentariste Bruno Monsaingeon : Richter - Écrits, conversations.
Déclarations mémorables de Sviatoslav Richter sur ses pairs[modifier | modifier le code]

En écoutant Bach :
« Il ne fait aucun mal d'écouter Bach, de temps en temps, même si ce n'est qu'une question d'hygiène 1 !!! »
De Scriabine il disait :

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